1967

Encore un tract inutile dans
lequel Ben essaye de se placer
<

Nos aventures
<

Les secrets de l'Ecole de Nice Sud-Ben <

L'Ecole de Nice
<

L'Ecole de Nice à Vence : Un show
explosif <

L'Ecole de Nice enfin chez elle <

 

A4.gif (40938 octets)

 

Aff1.jpg (15252 octets)

 

 

 

Aff2.jpg (17369 octets)

 

 

 

 

    Aff3.jpg (10747 octets)

 

 

 

 

Aff4.jpg (7141 octets)

 

 

 

   Aff5.jpg (24160 octets)

 

 

 

Aff6.jpg (23301 octets)

 

 

 

I5.gif (46335 octets)



Qu'est-ce qu'une Ecole? Celle de Paris ne fut jamais une unité esthétique, tout au plus une étiquette lâche, facile, pour réunir des personnalités très diversifiées. L'Ecole de Nice n'aurait-elle pas plus d'unité? Entre Arman et Ben, entre Malaval et P.A. Gette, quel lien peut-on établir?

Je crois que Nice, mieux que Paris-mais ceci parce que Nice peut se voir dans un miroir-définit une époque : la nôtre. Ce pourrait être Biarritz ou Cherbourg, Boulogne-sur-Mer ou La Rochelle si ces villes avaient eu la chance de rallier à elles les divers éléments qui permettent à Nice, et à Nice seule, d'être le creuset d'une idéologie actuelle : la mer, le soleil, le sable, les bars, les cover-girls, le jazz et un certain ton moderne dans le décor, un côte Hollywood sur Méditerranée avec piscine
suspendue dans les rocailles, légion de transatlantiques aux couleurs vives, monstrueux étalage de gadgets en matière plastique. Oui, Nice c'est notre paradis pasteurisé et tranquille.

A partir de là, un art pouvait s'édifier qui adhérât à cette réalité fabriquée. Cet art, l'Ecole de Nice l'a, en quelque sorte, façonné. L'unité de l’Ecole de Nice est en somme dans ce ferment commun, comme l’unité de l’Ecole de Paris existait dans le noctambulisme, le Dôme, les noceurs du carrefour Vavin et la drogue.

S'il fallait définir l'esprit de l'Ecole de Nice, on dirait qu'elle est l'adolescence de l'art actuel. De l'art qui se cherche, qui édifie ses critères, ses bornes, ses repères dans le temps et dans l'espace.

Notre réalité a ses beautés spécifiques : les machines ˆ sous, les juke-boxes, les autoroutes, les couleurs joyeuses des matières plastiques, les néons, les nickelages étincelants des voitures, que sais-je? L'Ecole de Nice tend à définir le merveilleux moderne.

J.J. Levêque
in Opus International n°1, avril 1967


Re.gif (873 octets)
Encore un tract inutile dans lequel Ben essaye de se placer

Non, l'Ecole de Nice n'est pas et ne doit pas être une succursale du Nouveau Réalisme .Une Ecole de Nice qui se limiterait à faire du sous-Nouveau Réalisme ne serait ni nécessaire ni utile car elle n'apporterait rien de nouveau.

L'Ecole de Nice - si Ecole il y a - a pris naissance dans la réalité de l'influence d'un individu (Yves Klein) sur trois autres (Ben, Arman, Raysse), influence que l'on peut résumer dans l'acceptation, par ceux-ci, de la Notion de l'Appropriation du monde extérieur en tant qu'oeuvre d'art.

Ben
le 18 sept. 1966

Re.gif (873 octets) Nos aventures

Si le terme Ecole de Nice fut post fabriqué, avec un certain sens du raccourci pour des besoins de vulgarisation et de
commercialisation, il n'en fut pas moins vrai que l'histoire des artistes et de la création des années 6O dans la région niçoise, fut une aventure assez exceptionnelle dans la petite histoire de l'art contemporain.


Un jour, Arman, avec un vieux monsieur assis près de lui, a arrêté sa voiture devant le magasin de Ben, a parlé quelques minutes avec lui et est reparti. Et, le soir même ou le lendemain, il a informé Ben que le vieux monsieur était Marcel Duchamp. Evidemment, le choc fut dur pour Ben.

Serge III
in Provence Ligurie, Nice, 1980


Re.gif (873 octets) Les secrets de l'Ecole de Nice
Sud - Ben

...Une Ecole de Nice qui se limiterait à faire du sous-Nouveau Réalisme ne serait ni nécessaire, ni utile , car elle n'apporterait rien de nouveau...pour conclure je dirai qu'il faut que les membres de l'Ecole de Nice prennent conscience de la réalité physique et de l'importance de ce nouvel esprit, que j'appellerai n'importe quoi!

Re.gif (873 octets) L'Ecole de Nice

Les Lettres Françaises. Michel Gaudet.
...Or, il me semble que l'Ecole de Nice "veut, avant tout, briser toute espèce de lignée et refuser toute convention ; la création d'objets en tant que tels, perdent leur signification originelle, quant il sont manufacturés ou n'acquérant qu'une réalité subjective quand il ne le sont pas, para"t une des caractéristiques de cette tendance...

Re.gif (873 octets)
L’Ecole de Nice à Vence : Un show explosif

"Comment peut-on considérer l’Ecole de Nice, le manifeste de Ben n’en est qu’un des multiples aspects, aussi individualiste et gratuit vis-à-vis de l’ensemble que peuvent l’être les tableaux objets ou gadgets proposés. Il serait vain d’y rechercher une tendance artistique déterminée, une éthique ou un esthétique aux points communes, justifiant le titre d'Ecole, adopté d’ailleurs par ses membres avec un grand point d’interrogation. Sans que ma définition satisfasse, j’en suis persuadé, ses promoteurs, je crois que l’on pourrait établir les fondements de l’Ecole de Nice sur deux principes : d’une part l’irrespect systématique et voulu de toute tradition ancienne ou récente en fait d’art ou de philosophie et, d’autre part, l’attribution à l’objet ou à l’élément de qualités intrinsèques ou extrinsèques exploitables".

Michel Gaudet, Le Patriote
Nice

Re.gif (873 octets) L’Ecole de Nice enfin chez elle

S’agissant de l’ ECOLE DE NICE, qui jouit à l’étranger d’un immense prestige, il convenait de faire échec à l’adage, hélas ! souvent vérifié : nul n’est prophète en son pays.

En accueillant dans ses galeries officielles l’école qui porte son nom, la ville de Nice a eu conscience de l’importance artistique de sa décision, il importait à ses yeux, non seulement d’honorer trois grands artistes niçois : Klein né à Nice en 1928 ; Arman né à Nice en 1928 ; Raysse né à Golf Juan en 1936 et résidant à Nice, mais aussi de rendre hommage à l’une des grands étapes de la peinture moderne. Yves Klein, prématurément disparu en 1962, fut l’initiateur du nouveau réalisme, parvenant à rendre intelligible la plus difficile dimension qui, soit : celle du vide.

Arman, au contraire, complétant l’expérience de Klein, a tenté d’extérioriser la sensation de plénitude et d’accumulation concrète.

Quant à Martial Raysse, il s’est attaché à modifier la signification et le sens habituel des objets les plus courants, faisant ressortir, non sans quelque ironie, les différentes interprétations possibles d’un objet usuel ou vulgaire qui, en général, ne suscite aucune interrogation.

Ces trois peintres doivent beaucoup à Nice, à cause de la lumière qui se dégage le plus souvent de leurs productions.

Après Paris, Amsterdam, Venise, New York, Sans Francisco, Dusseldorft, Krefeld, Bruxelles où les trois artistes obtiennent depuis longtemps dans les musées et les galeries permanentes de ces métropoles, le succès qu’ils méritent, il était naturel que Nice accueillit enfin ces trois maîtres de l’art contemporain. Il s’agit moins du retour des enfant s prodigues que la reconnaissance d’un père jusqu’alors quelque peu lointain.

Hervé de Fontmichel, Délégué aux Beaux Arts de la Ville de Nice