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Encore un tract
inutile dans Les secrets de
l'Ecole de Nice Sud-Ben < L'Ecole de Nice enfin chez elle <
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Qu'est-ce qu'une Je crois que Nice, mieux que Paris-mais ceci parce que Nice peut se voir dans un
miroir-définit une époque : la nôtre. Ce pourrait être Biarritz ou Cherbourg,
Boulogne-sur-Mer ou La Rochelle si ces villes avaient eu la chance de rallier à elles les
divers éléments qui permettent à Nice, et à Nice seule, d'être le creuset d'une
idéologie actuelle : la mer, le soleil, le sable, les bars, les cover-girls, le jazz et
un certain ton moderne dans le décor, un côte Hollywood sur Méditerranée avec piscine A partir de là, un art pouvait s'édifier qui adhérât à cette réalité fabriquée. Cet art, l'Ecole de Nice l'a, en quelque sorte, façonné. L'unité de lEcole de Nice est en somme dans ce ferment commun, comme lunité de lEcole de Paris existait dans le noctambulisme, le Dôme, les noceurs du carrefour Vavin et la drogue. S'il fallait définir l'esprit de l'Ecole de Nice, on dirait qu'elle est l'adolescence de l'art actuel. De l'art qui se cherche, qui édifie ses critères, ses bornes, ses repères dans le temps et dans l'espace. Notre réalité a ses beautés spécifiques : les machines sous, les juke-boxes, les autoroutes, les couleurs joyeuses des matières plastiques, les néons, les nickelages étincelants des voitures, que sais-je? L'Ecole de Nice tend à définir le merveilleux moderne. J.J. Levêque
Non, l'Ecole de Nice n'est pas et ne doit pas être une succursale du Nouveau Réalisme .Une Ecole de Nice qui se limiterait à faire du sous-Nouveau Réalisme ne serait ni nécessaire ni utile car elle n'apporterait rien de nouveau. L'Ecole de Nice - si Ecole il y a - a pris naissance dans la réalité de l'influence d'un individu (Yves Klein) sur trois autres (Ben, Arman, Raysse), influence que l'on peut résumer dans l'acceptation, par ceux-ci, de la Notion de l'Appropriation du monde extérieur en tant qu'oeuvre d'art. Ben Si le terme Ecole de Nice fut post
fabriqué, avec un certain sens du raccourci pour des besoins de vulgarisation et de
Serge III
...Une Ecole de Nice qui se limiterait à faire du sous-Nouveau Réalisme ne serait ni nécessaire, ni utile , car elle n'apporterait rien de nouveau...pour conclure je dirai qu'il faut que les membres de l'Ecole de Nice prennent conscience de la réalité physique et de l'importance de ce nouvel esprit, que j'appellerai n'importe quoi! Les Lettres Françaises. Michel Gaudet. "Comment peut-on considérer lEcole de Nice, le manifeste de Ben nen est quun des multiples aspects, aussi individualiste et gratuit vis-à-vis de lensemble que peuvent lêtre les tableaux objets ou gadgets proposés. Il serait vain dy rechercher une tendance artistique déterminée, une éthique ou un esthétique aux points communes, justifiant le titre d'Ecole, adopté dailleurs par ses membres avec un grand point dinterrogation. Sans que ma définition satisfasse, jen suis persuadé, ses promoteurs, je crois que lon pourrait établir les fondements de lEcole de Nice sur deux principes : dune part lirrespect systématique et voulu de toute tradition ancienne ou récente en fait dart ou de philosophie et, dautre part, lattribution à lobjet ou à lélément de qualités intrinsèques ou extrinsèques exploitables". Michel Gaudet, Le
Patriote
Sagissant de l ECOLE DE NICE, qui jouit à létranger dun immense prestige, il convenait de faire échec à ladage, hélas ! souvent vérifié : nul nest prophète en son pays. En accueillant dans ses galeries officielles lécole qui porte son nom, la ville de Nice a eu conscience de limportance artistique de sa décision, il importait à ses yeux, non seulement dhonorer trois grands artistes niçois : Klein né à Nice en 1928 ; Arman né à Nice en 1928 ; Raysse né à Golf Juan en 1936 et résidant à Nice, mais aussi de rendre hommage à lune des grands étapes de la peinture moderne. Yves Klein, prématurément disparu en 1962, fut linitiateur du nouveau réalisme, parvenant à rendre intelligible la plus difficile dimension qui, soit : celle du vide. Arman, au contraire, complétant lexpérience de Klein, a tenté dextérioriser la sensation de plénitude et daccumulation concrète. Quant à Martial Raysse, il sest attaché à modifier la signification et le sens habituel des objets les plus courants, faisant ressortir, non sans quelque ironie, les différentes interprétations possibles dun objet usuel ou vulgaire qui, en général, ne suscite aucune interrogation. Ces trois peintres doivent beaucoup à Nice, à cause de la lumière qui se dégage le plus souvent de leurs productions. Après Paris, Amsterdam, Venise, New York, Sans Francisco, Dusseldorft, Krefeld, Bruxelles où les trois artistes obtiennent depuis longtemps dans les musées et les galeries permanentes de ces métropoles, le succès quils méritent, il était naturel que Nice accueillit enfin ces trois maîtres de lart contemporain. Il sagit moins du retour des enfant s prodigues que la reconnaissance dun père jusqualors quelque peu lointain. Hervé de Fontmichel, Délégué aux Beaux Arts de la Ville de Nice
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